Les boutiques en ligne se battent toutes pour la mĂȘme chose : capter lâattention quelques secondes, rassurer un client qui doute, transformer un simple scroll en commande. Dans ce paysage saturĂ© de pubs parfaites, une chose fait encore la diffĂ©rence : voir de âvraies personnesâ utiliser un produit en situation rĂ©elle. Câest lĂ que lâUGC entre en jeu. TĂ©moignages vidĂ©o filmĂ©s au smartphone, avis spontanĂ©s, photos clients postĂ©es en story⊠ce contenu brut a un effet trĂšs concret sur les ventes : il rassure, il donne des preuves, il montre ce qui se passe aprĂšs lâachat, une fois le colis ouvert dans un salon, une salle de bain ou une cuisine ordinaire.
Pour un e-commerce, lâUGC nâest pas une option dĂ©corative. Câest une matiĂšre premiĂšre Ă organiser, Ă guider et Ă rĂ©utiliser intelligemment. De la crĂ©atrice de bijoux qui republie les photos de ses clientes jusquâĂ la marque skincare qui intĂšgre des tests produits en vidĂ©o sur ses fiches, celles qui structurent ce levier voient une diffĂ©rence nette dans leurs conversions. Pas parce que câest âmagiqueâ, mais parce que le cerveau humain fonctionne avec des preuves sociales, des comparaisons, des avant/aprĂšs. Lâenjeu nâest donc pas seulement de âcollecter des avisâ, mais de comprendre comment orienter, cadrer et transformer ce contenu en un vĂ©ritable outil de vente, sans perdre lâauthenticitĂ© qui fait sa force.
En bref
- LâUGC en e-commerce repose sur des contenus simples (avis, photos, vidĂ©os courtes) qui servent surtout Ă rassurer, prouver et rĂ©pondre aux doutes clients.
- La crĂ©ation UGC nâa rien Ă voir avec lâinfluence classique : pas besoin dâaudience massive, mais dâune capacitĂ© Ă raconter une expĂ©rience produit crĂ©dible.
- Les formats vidĂ©o courts (face cam, POV, dĂ©monstrations) sont aujourdâhui les plus efficaces pour accompagner une fiche produit ou une campagne publicitaire.
- Structurer son UGC, câest savoir briefer, tester des scripts, organiser son portfolio et ses contenus pour quâils servent vraiment les ventes.
- Une stratĂ©gie UGC utile repose sur lâexpĂ©rimentation : micro-tests, erreurs, ajustements constants plutĂŽt que recettes miracles.
Comprendre lâUGC e-commerce pour sortir du mythe de la âpub miracleâ
Dans lâe-commerce, lâUGC est souvent prĂ©sentĂ© comme une solution magique : on ajoute quelques avis, deux ou trois vidĂ©os TikTok, et tout se mettrait Ă vendre. Dans la rĂ©alitĂ©, lâUGC ressemble plutĂŽt Ă un puzzle : plein de petits contenus dispersĂ©s, quâil faut apprendre Ă capter, choisir et assembler pour raconter une histoire cohĂ©rente autour dâun produit. Ce qui change la donne, ce nâest pas la prĂ©sence dâUGC en soi, mais la façon dont il est pensĂ© dĂšs le dĂ©part dans le parcours dâachat.
Un bon point de dĂ©part consiste Ă distinguer lâUGC organique (créé spontanĂ©ment par de vrais clients) et lâUGC produit pour une marque par des crĂ©ateurs indĂ©pendants. Dans les deux cas, le but nâest pas de âfaire joliâ, mais de rĂ©pondre aux mĂȘmes questions que ton client se pose avant de cliquer sur âpayerâ : est-ce que ça rend vraiment comme sur la photo, est-ce que ça tient, est-ce que ça taille petit, est-ce que ça marche sur une peau sensible, est-ce que ça se lave facilement ? LâUGC efficace est celui qui sâaligne sur ces interrogations trĂšs concrĂštes.
On peut observer un schĂ©ma rĂ©current chez les boutiques qui se mettent sĂ©rieusement Ă lâUGC. Au dĂ©but, il y a beaucoup de doutes : peur dâafficher des avis moyens, difficultĂ© Ă voir comment intĂ©grer des vidĂ©os filmĂ©es au smartphone dans un univers de marque trĂšs lĂ©chĂ©. Puis viennent les premiers essais : une vidĂ©o face cam intĂ©grĂ©e dans une publicitĂ©, quelques photos clients sur une fiche produit, un carrousel dâavis dans une newsletter. Ces tests montrent vite oĂč lâUGC apporte rĂ©ellement quelque chose : notamment sur les produits oĂč la promesse est difficile Ă visualiser sans usage concret.
Un bon moyen de structurer cette approche consiste Ă rĂ©flĂ©chir produit par produit. Un e-commerce de vĂȘtements aura besoin de montrer des morphologies variĂ©es. Un site de dĂ©co gagnera Ă mettre en avant des intĂ©rieurs diffĂ©rents, avec des lumiĂšres naturelles, des piĂšces non âcatalogueâ. Une marque de complĂ©ments alimentaires devra rassurer sur la routine quotidienne, la facilitĂ© dâusage, le goĂ»t. LâUGC devient alors une sorte de âmode dâemploi visuelâ adaptĂ© Ă chaque catĂ©gorie.
Autre point souvent mal compris : lâUGC nâexige pas dâavoir une communautĂ© Ă©norme. Une petite boutique peut trĂšs bien fonctionner avec une poignĂ©e de clients motivĂ©s, quelques collaborations avec des crĂ©ateurs UGC et une mise en scĂšne intelligente de ces contenus sur son site. Le volume nâest pas la prioritĂ© au dĂ©but. Ce qui compte, câest la capacitĂ© Ă transformer quelques contenus bien pensĂ©s en repĂšres utiles dans le parcours dâachat.
Une piste intéressante pour clarifier ton approche consiste à passer en revue les idées reçues les plus courantes et à les confronter à la réalité du terrain. Le tableau ci-dessous peut aider à poser les bases :
| IdĂ©e reçue sur lâUGC e-commerce | RĂ©alitĂ© terrain | Action concrĂšte |
|---|---|---|
| âIl faut des centaines dâavis pour que ça serve.â | Quelques avis dĂ©taillĂ©s, avec contexte dâutilisation, convertissent dĂ©jĂ mieux quâune fiche produit vide. | Cibler 5 Ă 10 avis riches sur chaque best-seller avant de viser plus large. |
| âLes vidĂ©os clients sont trop âamateursâ pour une marque.â | Le lĂ©ger cĂŽtĂ© brut renforce la crĂ©dibilitĂ©, surtout couplĂ© Ă un montage propre. | PrĂ©voir un montage simple pour ne garder que les parties les plus claires et dynamiques. |
| âLâUGC fonctionne tout seul.â | Sans emplacement stratĂ©gique ni script clair, lâimpact reste limitĂ©. | Choisir 3 points de contact prioritaires (fiche produit, email, ads) Ă optimiser avec lâUGC. |
| âOn doit laisser parler le client sans cadre.â | Un minimum de guidage (questions, script) aide Ă rĂ©pondre aux bons freins. | PrĂ©parer des prompts ou scripts simples, comme ceux proposĂ©s sur ce guide de scripts UGC orientĂ©s conversion. |
Ă ce stade, une question utile Ă se poser est simple : sur quelle fiche produit lâUGC serait le plus salvateur pour lever les doutes de tes clients ? Câest souvent par lĂ quâil vaut la peine de commencer.

Formats UGC qui boostent vraiment les ventes en e-commerce
Une fois lâintĂ©rĂȘt de lâUGC posĂ©, la question devient : quels formats servent rĂ©ellement la vente, et oĂč les placer dans ton tunnel ? Tous ne jouent pas le mĂȘme rĂŽle. Certains rassurent, dâautres projettent, dâautres encore dĂ©clenchent le passage Ă lâaction. LâidĂ©e nâest pas de tester tous les formats Ă la fois, mais de comprendre ce que chaque type de contenu peut apporter Ă ton e-commerce.
Les avis clients textuels restent la base. Ils rassurent rapidement, surtout quand ils sont prĂ©cis : contexte dâusage, profil de la personne, durĂ©e dâutilisation. Deux lignes gĂ©nĂ©riques du type âtop, super produitâ nâapportent pas grand-chose. En revanche, un commentaire qui explique âtaille ajustĂ©e pour 1m75, tissu Ă©pais, lavĂ© 5 fois sans bougerâ donne une information concrĂšte Ă quelquâun qui hĂ©site. Sur un site, ces avis prennent tout leur sens lorsquâils sont bien hiĂ©rarchisĂ©s : les plus utiles mis en avant, possibilitĂ© de filtrer par profil ou par usage.
Viennent ensuite les photos et vidĂ©os clients en situation rĂ©elle. Pour les vĂȘtements, le fait de voir des morphologies variĂ©es fait souvent basculer une dĂ©cision. Pour la dĂ©co, câest la possibilitĂ© de visualiser lâobjet dans des piĂšces diffĂ©rentes, avec des Ă©clairages rĂ©alistes. Pour les cosmĂ©tiques, des avant/aprĂšs sobres et datĂ©s permettent de se faire une idĂ©e du temps nĂ©cessaire avant de voir un rĂ©sultat. Ce type de contenu se prĂȘte bien aux carrousels sur fiches produit, ou encore aux publicitĂ©s dĂ©bouchant sur un produit prĂ©cis.
Les vidĂ©os UGC courtes orientĂ©es vente occupent aujourdâhui une place centrale. Formats face cam, POV (point de vue utilisateur), dĂ©monstration rapide sous forme de âmini tutoâ⊠Ces vidĂ©os fonctionnent trĂšs bien en social ads, mais aussi directement sur la page produit, juste au-dessus du bouton dâajout au panier. Elles combinent plusieurs Ă©lĂ©ments : une personne identifiable, un usage concret, parfois un avant/aprĂšs, et surtout un discours simple. Si tu veux creuser la partie Ă©criture, des ressources comme ce guide de script vidĂ©o UGC pour convertir donnent une bonne base pour structurer les messages.
On voit aussi de plus en plus de formats hybrides : par exemple, une vidĂ©o montage qui enchaĂźne plusieurs extraits UGC (unboxing, rĂ©action Ă chaud, utilisation aprĂšs quelques jours) sur un mĂȘme produit. Ce format raconte une mini histoire de la vie du produit, depuis lâouverture du colis jusquâĂ son intĂ©gration dans le quotidien. En e-commerce, ce type de montage fonctionne bien sur des produits qui suscitent des doutes sur la durabilitĂ©, le confort ou la facilitĂ© dâutilisation.
Pour les marques plus avancĂ©es, une piste intĂ©ressante consiste Ă analyser rĂ©guliĂšrement ce qui se fait de plus pertinent en termes de formats. Des sĂ©lections comme ces exemples dâUGC inspirants permettent de repĂ©rer des mĂ©caniques rĂ©currentes : accroches efficaces, mises en scĂšne simples Ă reproduire, façons de montrer le produit sous plusieurs angles sans alourdir la vidĂ©o.
Enfin, il ne faut pas nĂ©gliger les UGC Ă©crits plus longs : retours dâexpĂ©rience dĂ©taillĂ©s, histoires de clients, rĂ©ponses Ă des FAQ enrichies par de vrais tĂ©moignages. Ces contenus ont moins dâimpact visuel, mais ils sont trĂšs utiles pour des produits impliquants (santĂ©, sport, parentalitĂ©) oĂč la dĂ©cision se prend aprĂšs une phase de recherche plus approfondie.
Une bonne question Ă garder en tĂȘte quand tu testes un nouveau format : dans quel moment du parcours cette piĂšce UGC va-t-elle intervenir, et quel doute prĂ©cis doit-elle lever ? Ce simple filtre Ă©vite beaucoup de contenus sympa mais inutiles pour la vente.
Structurer une stratégie UGC e-commerce crédible et professionnelle
Utiliser lâUGC pour vendre ne se limite pas Ă laisser les clients parler. Pour un e-commerce, la diffĂ©rence se fait sur la structuration : comment briefer les crĂ©ateurs, oĂč ranger les contenus, quels droits sĂ©curiser, comment sâassurer que le rĂ©sultat reste cohĂ©rent avec la marque tout en gardant sa spontanĂ©itĂ©. Câest lĂ que la posture âterrainâ prend tout son sens : accepter que tout ne soit pas parfait, mais poser un cadre clair.
Le premier pilier, câest le brief. Sans cadre, beaucoup de vidĂ©os se transforment en monologues vagues ou en dĂ©monstrations qui oublient lâessentiel. Un bon brief ne demande pas un jeu dâacteur, mais donne des repĂšres : Ă qui on parle, quel problĂšme du client on met en avant, quelles infos concrĂštes ne doivent pas ĂȘtre oubliĂ©es. Des ressources comme cet exemple de brief UGC montrent Ă quel point quelques lignes bien pensĂ©es peuvent changer le rendu final.
Le deuxiĂšme pilier, ce sont les aspects contractuels. DĂšs quâun e-commerce commence Ă faire produire de lâUGC par des crĂ©ateurs (mĂȘme sans audience), la question des droits dâutilisation devient centrale. Peut-on utiliser la vidĂ©o en ads, pour combien de temps, sur quels pays, sur quelles plateformes ? Un cadre clair protĂšge tout le monde. Travailler avec un modĂšle de contrat UGC pour sĂ©curiser la collaboration Ă©vite les malentendus et rassure autant les marques que les crĂ©ateurs.
TroisiĂšme pilier : la sĂ©lection et lâorganisation des contenus. Ă partir du moment oĂč les vidĂ©os et photos commencent Ă sâaccumuler, sans systĂšme de classement, on perd vite du temps. Une approche simple mais efficace consiste Ă les organiser par produit, puis par usage : dĂ©monstration, tĂ©moignage, unboxing, transformation, etc. Cette logique permet ensuite de composer trĂšs rapidement un montage adaptĂ© Ă un objectif prĂ©cis (par exemple, une campagne retargeting sur des clients qui ont dĂ©jĂ visitĂ© la fiche produit).
Du cĂŽtĂ© des crĂ©ateurs UGC qui collaborent avec des e-commerces, la structuration passe aussi par un portfolio clair. Les marques nâont pas toujours besoin dâune esthĂ©tique âstudioâ, mais cherchent surtout la capacitĂ© Ă expliquer un produit, Ă le filmer dans une lumiĂšre potable, Ă parler de façon fluide. Un portfolio orientĂ© e-commerce gagnera donc Ă montrer diffĂ©rents types de produits (textile, skincare, accessoires), diffĂ©rents formats (POV, face cam, voice over), et des exemples dâintĂ©gration dans des publicitĂ©s ou fiches produits.
La question de la crĂ©dibilitĂ© professionnelle se joue beaucoup ici : ton positionnement, la façon dont tu prĂ©sentes ton travail, les types de marques avec lesquelles tu collabores. Des ressources comme ce guide pour travailler son pitch de crĂ©ateur UGC ou encore cette rĂ©flexion sur les tarifs UGC aident Ă clarifier les contours dâune collaboration saine, sans promesses irrĂ©alistes.
Pour un e-commerce, collaborer avec des crĂ©ateurs structurĂ©s, câest surtout gagner du temps : moins de va-et-vient sur les briefs, une meilleure comprĂ©hension des objectifs de vente, des contenus plus rapidement exploitables sur les diffĂ©rentes plateformes. Pour un crĂ©ateur, se structurer, câest ĂȘtre perçu comme un vrai partenaire de production, pas uniquement comme quelquâun âqui poste des vidĂ©osâ.
Une piste dâaction simple : prendre un produit phare de ta boutique et Ă©crire le brief UGC le plus concret possible pour ce produit. Une fois ce brief posĂ©, il devient beaucoup plus facile de sĂ©lectionner les crĂ©ateurs adaptĂ©s et de juger si les contenus reçus servent vraiment la conversion.
Faire vivre lâUGC au quotidien dans ton e-commerce
Une stratĂ©gie UGC qui fonctionne ne repose pas sur un âcoupâ isolĂ©, mais sur une pratique rĂ©guliĂšre. Dans la vraie vie dâun e-commerce, cela veut dire intĂ©grer la crĂ©ation et la collecte de contenus dans la routine quotidienne : mails post-achat, stories de clients, tests avec des crĂ©ateurs, mise Ă jour rĂ©guliĂšre des fiches produits. Rien de spectaculaire, mais une constance qui, au bout de quelques mois, transforme la perception de la boutique.
Un bon rĂ©flexe consiste Ă cartographier les moments naturels de crĂ©ation UGC dans le parcours client. RĂ©ception du colis (unboxing), premiĂšre utilisation, rĂ©sultat aprĂšs quelques jours ou semaines, recommandation Ă un proche. Ă chacune de ces Ă©tapes, une petite incitation peut faire la diffĂ©rence : une carte glissĂ©e dans le colis, un mail avec quelques questions simples, un rappel dans une newsletter. Plus câest simple et guidĂ©, plus les clients ont envie de jouer le jeu.
CĂŽtĂ© organisation interne, certains e-commerces gagnent Ă bloquer un crĂ©neau hebdomadaire pour faire le point sur lâUGC : trier ce qui a Ă©tĂ© taguĂ© sur les rĂ©seaux, repĂ©rer les avis les plus utiles, identifier une ou deux vidĂ©os Ă monter ou remonter. Cette routine Ă©vite que les contenus se perdent dans un flux infini et permet de garder une vision claire de ce qui manque encore (par exemple, un avant/aprĂšs pour un produit prĂ©cis, ou une dĂ©monstration plus dĂ©taillĂ©e pour un accessoire technique).
Pour les crĂ©ateurs UGC qui accompagnent des boutiques sur la durĂ©e, le quotidien ressemble souvent Ă une sĂ©rie de micro-tests : essayer une nouvelle accroche, filmer le mĂȘme produit dans une autre lumiĂšre, changer le rythme de montage, adapter un script Ă une cible plus prĂ©cise. Ce nâest pas la vidĂ©o âparfaiteâ qui compte, mais la capacitĂ© Ă observer ce qui fonctionne et Ă ajuster progressivement. Dans cette logique, les analyses comme celles proposĂ©es sur lâimpact du contenu UGC sur les conversions peuvent servir de repĂšres pour affiner les formats proposĂ©s.
Une liste simple peut aider Ă ancrer lâUGC dans ton quotidien dâe-commerçant :
- Chaque nouveau produit doit avoir au moins un avis détaillé et un contenu visuel UGC dans les 2 ou 3 premiers mois.
- Chaque semaine, identifier au moins un contenu client Ă republier (avec autorisation) sur tes canaux.
- Chaque mois, tester un nouveau format : un avant/aprĂšs, un POV, une story âjournĂ©e avec le produitâ, etc.
- Chaque trimestre, revoir la mise en avant UGC sur les fiches produits les plus visitées.
Au fil du temps, cette rĂ©gularitĂ© construit une sorte dâarchive vivante de ton e-commerce. Les nouveaux visiteurs y trouvent des repĂšres, les clients existants sây reconnaissent, et les contenus les plus efficaces peuvent ĂȘtre rĂ©utilisĂ©s dans des campagnes payantes ou des emails ciblĂ©s. La question devient alors : quel petit ajustement UGC peux-tu intĂ©grer dĂšs cette semaine dans ton fonctionnement habituel ?
Expérimenter, analyser et améliorer en continu son UGC e-commerce
Dernier point clĂ© : lâUGC nâest pas un bloc figĂ©. Ce qui fonctionne pour une marque de sport ne sera pas forcĂ©ment adaptĂ© Ă une boutique de papeterie ou de mobilier. La seule façon de trouver une formule qui colle Ă ton e-commerce, câest de tester, observer, puis affiner. Cela demande un peu de discipline, mais pas forcĂ©ment une usine Ă gaz.
Un bon point de dĂ©part, câest de dĂ©finir quelques indicateurs simples. Par exemple : le taux de clic dâune publicitĂ© avec UGC vs une publicitĂ© plus classique, le taux de conversion dâune fiche produit avant et aprĂšs ajout dâavis et de vidĂ©os, la diminution Ă©ventuelle des questions reçues par le support client aprĂšs lâintĂ©gration dâun tutoriel filmĂ©. Un suivi rĂ©gulier, mĂȘme basique, permet dâĂ©viter de se fier uniquement aux impressions ou Ă lâesthĂ©tique.
Les marques les plus lucides sur le terrain considĂšrent chaque contenu UGC comme un prototype. Une vidĂ©o qui ne performe pas comme prĂ©vu nâest pas un Ă©chec, mais un signal : peut-ĂȘtre que lâaccroche ne rĂ©pond pas au bon frein, que le rythme est trop lent, que le produit nâest pas assez visible. Câest en comparant plusieurs tentatives que se dessine peu Ă peu un style dâUGC propre Ă la boutique, alignĂ© avec son audience.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la dimension stratégique, des ressources comme ce guide sur le marketing UGC pour les marques ou ce décryptage des tendances UGC et formats permettent de replacer les tests individuels dans une vision plus globale : évolution des standards vidéo, nouveaux usages publicitaires, attentes des plateformes.
Du cĂŽtĂ© des crĂ©ateurs UGC, lâexpĂ©rimentation passe souvent par des micro-challenges : tourner une courte vidĂ©o produit par jour pendant une semaine, réécrire plusieurs versions dâun mĂȘme script, tester diffĂ©rents cadrages au smartphone. Ceux qui progressent le plus vite sont rarement ceux qui cherchent la vidĂ©o parfaite dĂšs le premier essai, mais ceux qui acceptent lâitĂ©ration comme partie intĂ©grante du mĂ©tier.
Pour un e-commerce, une Ă©tape intĂ©ressante consiste Ă organiser ponctuellement une ârevue UGCâ : rassembler quelques membres de lâĂ©quipe, regarder ensemble une sĂ©lection de contenus, repĂ©rer ce qui donne envie de cliquer, ce qui clarifie, ce qui rassure, ce qui semble confus. Cet exercice collectif aide Ă aligner tout le monde sur une mĂȘme vision, loin des jugements du type âjâaime / jâaime pasâ, et plus proche de questions comme âest-ce que ça rĂ©pond aux hĂ©sitations rĂ©elles de nos clients ?â.
En fin de compte, lâUGC efficace en e-commerce ressemble plus Ă un laboratoire quâĂ une vitrine parfaite. Ce qui compte, câest la boucle test â observation â ajustement. La question qui peut guider la suite est simple : quel test UGC concret peux-tu lancer dans les 7 prochains jours pour apprendre quelque chose de nouveau sur ton audience ?
| Ă retenir : |
|---|
| IdĂ©e reçue : « Il faut ĂȘtre influenceur pour faire de lâUGC. » |
| RĂ©alitĂ© : les marques recherchent avant tout des crĂ©ateurs capables de produire de bons contenus vidĂ©o utiles pour le parcours dâachat. |
| Clé : travailler la clarté du message, la compréhension du produit et la qualité globale du rendu (lumiÚre, son, cadrage). |
| Action : filmer un test produit de 30 secondes aujourdâhui, en rĂ©pondant Ă un seul frein client bien identifiĂ©. |
Faut-il dĂ©jĂ avoir une grosse communautĂ© pour utiliser lâUGC et booster un e-commerce ?
Non. Pour un e-commerce, lâUGC ne dĂ©pend pas dâabord de la taille de lâaudience, mais de la capacitĂ© Ă obtenir quelques contenus trĂšs ciblĂ©s et Ă les placer au bon endroit dans le parcours dâachat. Une petite boutique peut dĂ©jĂ amĂ©liorer ses conversions avec quelques avis dĂ©taillĂ©s, deux ou trois vidĂ©os produits bien cadrĂ©es et des photos clients en situation rĂ©elle sur ses fiches. Lâessentiel est de commencer par les produits les plus stratĂ©giques, puis dâĂ©tendre progressivement.
Comment briefer un créateur UGC pour une vidéo e-commerce vraiment utile ?
Un bon brief prĂ©cise la cible, le problĂšme concret du client, le contexte dâutilisation du produit et les points Ă ne pas oublier (taille, texture, usage, prĂ©cautions). Il nâimpose pas un texte mot Ă mot, mais donne des repĂšres : une accroche, 2 ou 3 messages clĂ©s, une dĂ©monstration simple. Sâinspirer de modĂšles comme ceux proposĂ©s dans des ressources spĂ©cialisĂ©es sur les scripts UGC aide Ă structurer ce cadre sans brider la personnalitĂ© du crĂ©ateur.
Quels types de produits profitent le plus de lâUGC ?
Les produits qui soulĂšvent naturellement des questions ou des doutes avant lâachat tirent le plus parti de lâUGC : vĂȘtements (coupe, taille, tombĂ©), cosmĂ©tiques (texture, tolĂ©rance, rĂ©sultat dans le temps), objets techniques (facilitĂ© dâinstallation, bruit, autonomie), produits dĂ©co (rendu rĂ©el dans une piĂšce). Ă lâinverse, pour un produit trĂšs simple et peu impliquant, lâUGC aura un impact, mais souvent moins dĂ©cisif.
Comment gérer les aspects juridiques quand on utilise des vidéos ou photos clients ?
Avant dâutiliser un contenu UGC dans un cadre commercial (site, ads, email), il est indispensable dâobtenir une autorisation explicite de la personne qui lâa créé. LâidĂ©al est de passer par un contrat ou une cession de droits qui prĂ©cise les usages autorisĂ©s (plateformes, durĂ©e, zones gĂ©ographiques). Cela protĂšge autant la marque que le crĂ©ateur. Des modĂšles de contrat UGC existent et peuvent servir de base pour sĂ©curiser ces collaborations.
Par oĂč commencer si lâUGC est totalement nouveau pour ma boutique en ligne ?
Le plus simple est de choisir un produit clĂ© et de se concentrer dessus : demander des avis dĂ©taillĂ©s aprĂšs achat, proposer Ă un ou deux crĂ©ateurs UGC de rĂ©aliser une vidĂ©o courte test, intĂ©grer ces contenus sur la fiche produit et Ă©ventuellement dans une campagne pub. Ensuite, il suffit de mesurer ce qui change sur le taux de conversion ou les questions clients. Cette premiĂšre expĂ©rience sert de base pour Ă©tendre progressivement lâusage de lâUGC au reste du catalogue.

