Sur les réseaux, les campagnes UGC défilent, les logos de marques s’enchaînent, et la question revient toujours : comment formuler un pitch créateur UGC qui donne vraiment envie à une marque de répondre ? Derrière chaque collaboration qu’on voit passer, il y a presque toujours la même mécanique : un message clair, un profil lisible, un portfolio qui raconte une histoire cohérente. Pas besoin d’être influenceur ni d’avoir une audience massive. Ce qui compte, c’est la façon de se présenter, de cadrer sa valeur, et de montrer que l’on comprend à la fois les codes des réseaux et les contraintes des équipes marketing.
En 2026, les marques de beauté, de food, de sport ou de tech ont intégré l’UGC dans leur stratégie. Elles font tourner des dizaines de variations de vidéos en ads, testent des hooks, segmentent les audiences. Du côté des créateurs, le décor est plus brut : tournages à la lumière de la fenêtre, montage sur smartphone dans les transports, doutes face à la caméra frontale. Entre les deux mondes, le point de rencontre, c’est le pitch. Une présentation trop floue et le message se perd. Un discours trop “vendeur” et il sonne creux. L’enjeu est donc d’apprendre à parler un langage simple, professionnel, mais humain, qui relie ta manière de créer aux besoins concrets des marques que tu vises.
En bref :
- Clarifier ton univers (niche, ton, valeurs) avant même d’écrire une ligne de message permet d’éviter les pitchs génériques qui se ressemblent tous.
- Un portfolio UGC, même basé sur des vidéos de démonstration, suffit pour décrocher des premières collabs si ta présentation est structurée.
- Les marques attendent surtout un regard créatif fiable : bonne compréhension de leur cible, contenus testables en ads, respect de leur identité.
- Un bon pitch UGC tient en quelques phrases : accroche personnalisée, positionnement clair, idée de contenu concrète, lien vers ton travail.
- Prospection directe, contenus organiques et plateformes spécialisées se complètent : l’important est de garder une démarche expérimentale et honnête.
Pitch créateur UGC : comprendre ce que les marques lisent vraiment dans ta présentation
Avant même qu’une marque ouvre ton lien de portfolio, elle lit ton message et ton profil comme un mini casting. En quelques secondes, elle cherche à répondre à trois questions simples : “Qui est cette personne ? Est-ce que son univers colle au nôtre ? Est-ce qu’on va gagner du temps ou en perdre si on travaille ensemble ?”. C’est là que ton pitch de créateur UGC joue un rôle clé. Il ne s’agit pas d’aligner des superlatifs, mais de donner des repères concrets : ton terrain de jeu, ta manière de raconter, ce que tu proposes précisément.
Un exemple très fréquent : Alex, 24 ans, qui aime filmer des recettes rapides et des moments de vie en cuisine. Il envoie des DM du type “Bonjour, je suis créateur UGC, j’aimerais collaborer avec vous”. La marque voit passer des dizaines de messages identiques chaque semaine. Elle ne sait pas si Alex tourne en vertical, s’il sait gérer une voix off, s’il a l’habitude de filmer de la vapeur qui sort d’une casserole, ni sur quel type de contenu il est à l’aise. Le fond du problème n’est pas son niveau, mais le manque de précision de son pitch.
À l’inverse, un message du style : “Créateur UGC spécialisé en contenus food et routines repas simples. Je tourne des vidéos verticales type TikTok/Reels, avec focus sur les textures et la simplicité des recettes. J’aimerais vous proposer une série de 3 vidéos “semaine de repas avec X”, orientées étudiants/jeunes actifs. Voici mon portfolio.” donne déjà beaucoup plus d’informations. Sans être parfait, ce pitch raconte une histoire de collaboration possible, presque comme un mini-brief.
Pour t’aider à clarifier ce que les marques lisent derrière tes mots, voici un tableau de décodage utile :
| Élément de ton pitch | Ce que la marque comprend | Impact concret sur ta crédibilité |
|---|---|---|
| Niche claire (“beauté minimaliste”, “recettes express”, “sport à la maison”) | Tu connais un univers, tu comprends ses codes et ses problématiques. | La marque visualise immédiatement les campagnes où elle pourrait te tester. |
| Type de formats précisés (face cam, POV, avis vidéo, tutoriels) | Tu as déjà pratiqué ces formats, tu sais cadrer et rythmer tes vidéos. | Moins de doute sur ta capacité à livrer un contenu prêt à l’emploi. |
| Proposition concrète (“série avant/après”, “3 scénarios problème/solution”) | Tu penses déjà en termes de campagne, pas seulement de “collab”. | Ton message sort des demandes génériques, il devient mémorisable. |
| Lien clair vers portfolio (page simple, vidéos classées) | Tu respectes leur temps, tu sais présenter ton travail. | Tu es perçu comme quelqu’un d’organisé et professionnel. |
La logique est la même qu’en tournage : si le cadre est propre, on accepte plus facilement une petite imperfection de lumière. Si ton pitch est clair, une marque sera plus indulgente avec un portfolio encore en construction. Et toi, qu’est-ce que ton message actuel laisse vraiment deviner de ta manière de travailler ?

Structurer ton identité de créateur UGC pour un pitch naturel et crédible
Un pitch percutant commence bien avant la rédaction du message. Il naît de la manière dont tu te vois comme créateur ou créatrice UGC. Tant que ton positionnement reste flou dans ta tête, ton discours restera hésitant dans la boîte mail des marques. L’idée n’est pas de t’enfermer pour toujours dans une case, mais de te donner un point de départ solide à partir duquel tu pourras évoluer.
Un bon repère consiste à articuler ton identité autour de trois axes : niche, ton et valeurs. Par exemple, tu peux très bien être attiré par la beauté, mais ce n’est pas la même chose de parler de “make-up créatif pour soirées”, de “skincare minimaliste pour peaux sensibles” ou de “cosmétiques naturels pour parents pressés”. Dans chaque cas, les marques et les scénarios de vidéos imaginables ne seront pas les mêmes. Plus tu précises ce triangle, plus tu facilites le travail de la personne en face qui lit ton pitch.
Une manière concrète de clarifier ça est de prendre 10 minutes et de répondre à ces questions, noir sur blanc :
- Quels produits utilises-tu vraiment tous les jours et que tu pourrais recommander sans script ?
- Comment parles-tu spontanément quand tu expliques quelque chose à un ami ? Plutôt pédagogique, cash, drôle, rassurant ?
- Quelles promesses refuses-tu de faire ? Résultats magiques, avant/après irréalistes, discours culpabilisants ?
Les réponses à ces questions deviennent des phrases-clés à intégrer dans ton profil et ton pitch. Par exemple : “Vidéos UGC sincères autour de routines peau réelle et skincare simple, sans filtres ni promesses exagérées.” Pour une marque qui veut se positionner sur une beauté plus honnête, cette phrase résonnera davantage qu’un simple “créatrice UGC beauté”.
Pour aller plus loin, l’article sur l’exemple de brief UGC montre bien comment une marque structure ses attentes. Le lire avec ton regard de créateur te permet de mieux caler ton propre discours : tu vois quels éléments rassurent une équipe marketing (formats, durée, angles, objectifs) et tu peux faire écho à ces points dans ta manière de te présenter.
En résumé, ton pitch ne vient pas “au-dessus” de ton identité, il en est la synthèse visible. Plus tu t’alignes avec ce que tu as vraiment envie de créer, plus ta présentation devient fluide. Et si tu commençais par réécrire ta bio en deux phrases, comme si tu la destinais à la personne qui gère les ads d’une marque que tu admires ?
Construire un portfolio UGC qui soutient ton pitch sans avoir encore de collabs
Dès qu’une marque accroche à ton message, le réflexe suivant est toujours le même : cliquer sur ton portfolio UGC. C’est là que ton pitch se vérifie ou se casse la figure. La bonne nouvelle, c’est que tu peux bâtir une vitrine convaincante même sans mission payée à ton actif. Les vidéos de démonstration, tournées avec ce que tu as sous la main, sont parfaitement légitimes pour montrer ton style.
Un portfolio n’a pas besoin d’être compliqué. Il doit être lisible, organisé et aligné avec ton pitch. Une simple page Notion, un mini-site ou un PDF bien pensé font largement l’affaire au début. L’important est que, depuis ton message, la personne puisse atterrir sur un espace où tout est clair en quelques secondes : qui tu es, ce que tu fais, quels types de vidéos tu sais produire.
Voici une structure simple que tu peux adapter :
- Une courte présentation (2‑3 phrases) qui reprend ton positionnement et ta niche.
- Une section “Vidéos UGC” avec 4 à 8 contenus classés par univers (beauté, food, sport, etc.).
- Une partie “Formats proposés” où tu listes ce que tu peux livrer : témoignages, démonstrations, POV, tutoriels.
- Une section contact claire (mail, réseaux, éventuellement lien calendrier pour call).
Pour créer la matière de ce portfolio, tu peux partir de ta vie quotidienne. Par exemple, avec trois produits que tu utilises déjà , tu peux tourner :
- Une vidéo “problème/solution” : la situation galère, puis le produit qui simplifie.
- Un témoignage face cam de 20 secondes : pourquoi tu l’utilises, ce que tu as constaté.
- Un POV d’utilisation : plans de mains, texture, son ambiant, gestes répétés.
Tu peux assembler le tout avec un outil simple comme Canva ou directement via un builder dédié sur un site spécialisé. L’important n’est pas le design ultra sophistiqué, mais la cohérence de l’ensemble. Tu peux aussi t’inspirer de ressources plus avancées sur la création de book UGC, en gardant en tête que chaque élément doit servir ton futur pitch, pas l’inverse.
Un bon test est de montrer ton portfolio à quelqu’un qui ne connaît pas l’UGC et de lui poser une question : “En deux phrases, tu dirais que je fais quoi pour les marques ?”. Si la réponse colle à ce que tu veux faire passer, tu es sur la bonne voie. Sinon, quelques ajustements de texte ou de sélection de vidéos peuvent changer la donne. Et toi, quel produit de ton quotidien pourrait déjà devenir la première vidéo de ton book ?
Écrire un pitch créateur UGC qui décroche une réponse (et pas seulement un “vu”)
Une fois ton univers clarifié et ton portfolio en place, vient le moment d’écrire ce fameux message à la marque. C’est souvent l’étape qui bloque le plus, alors qu’elle peut s’apprendre comme un format de vidéo : tu as une structure, tu la personnalises, tu l’améliores au fil des essais. L’objectif n’est pas de paraître parfait, mais de donner envie de te répondre.
Une structure simple fonctionne très bien pour un DM ou un mail :
- Accroche personnalisée : une phrase qui prouve que tu connais vraiment la marque (“J’ai découvert votre nouvelle campagne autour des routines du soir, et le focus sur les peaux réactives m’a particulièrement parlé.”).
- Présentation courte : ton positionnement en une phrase (“Créatrice UGC basée à Lille, spécialisée en vidéos skincare simples et peau réelle.”).
- Proposition concrète : ce que tu imagines comme contenu test (“Je peux vous proposer une mini‑série de 3 vidéos verticales : une routine soir complète, un focus sur la texture de votre sérum, et un avant/après lumière naturelle sur 7 jours.”).
- Preuve : lien vers ton portfolio ou 2‑3 vidéos de démonstration.
- Ouverture : une phrase courte pour inviter à échanger (“Si vous êtes ouverts à tester des contenus UGC sur cette gamme, je serais ravie d’en parler.”).
Entre deux créateurs au niveau vidéo similaire, la différence se fait souvent sur la clarté de ce message. Un pitch concret rassure, parce qu’il montre que tu as déjà commencé à réfléchir à la façon dont la marque parle à ses clients. Les équipes marketing n’ont pas besoin de grandes théories, mais d’idées testables, facilement intégrables dans un brief UGC. Tu peux d’ailleurs t’exercer en t’inspirant de structures de briefs détaillées vues sur des ressources comme cet exemple de brief UGC, en imaginant le message que tu enverrais pour y répondre.
Pour t’entraîner, tu peux transformer ça en micro-exercice sur une semaine :
- Jour 1 : choisir une marque que tu aimes et écrire uniquement l’accroche personnalisée.
- Jour 2 : écrire la phrase de présentation la plus simple possible, sans jargon.
- Jour 3 : rédiger trois idées de formats concrets (témoignage, POV, tuto rapide).
- Jour 4 : assembler le tout dans un message court, puis le relire Ă voix haute.
- Jour 5 : l’envoyer à une première marque, sans attendre que tout soit “parfait”.
Comme pour une vidéo, c’est en répétant que tu trouves ton ton. Le premier pitch sera peut-être hésitant. Le cinquième sera plus propre. Le dixième commencera à ressembler à une signature. Et si ton prochain “vu” devenait ton nouveau terrain d’expérimentation pour ajuster une phrase, un angle, une idée ?
Installer une routine d’expérimentation UGC pour améliorer ton pitch au fil des collabs
Un pitch n’est pas un texte figé que tu écris une fois pour toutes. C’est un organisme vivant qui évolue avec tes tests, tes premières missions, tes ratés, tes bonnes surprises. Les créateurs qui progressent le plus ne sont pas ceux qui trouvent la “formule magique”, mais ceux qui observent comment les marques réagissent, ajustent leurs mots, affinent leurs propositions.
Tu peux te construire une petite routine très simple pour garder ton pitch vivant. Par exemple, chaque semaine :
- Relire 2 ou 3 messages envoyés et noter lesquels ont reçu une réponse, même négative.
- Repérer les formulations qui semblent ouvrir la discussion (“tester une mini-série…”, “proposer 3 variantes de hooks…”, etc.).
- Mettre de côté celles qui sonnent trop génériques et les réécrire en plus concret.
Au fil du temps, tu verras apparaître des constantes : certaines niches où tu es plus à l’aise, certains formats que les marques te demandent souvent, certains mots qui semblent accrocher. Tu peux aussi garder un journal rapide de tes tournages pour alimenter ce travail. Exemple : “Vidéo skincare tourné trop tard, lumière compliquée, mais le script face cam a bien marché”. Ces petites observations peuvent ensuite nourrir ton pitch : “Habituée à tourner en lumière naturelle, je propose des scripts face cam simples, centrés sur les ressentis réels.”
Pour t’aider à voir ton évolution, tu peux t’appuyer sur un tableau personnel :
| Semaine | Nombre de messages envoyés | Réponses reçues | Phrase ou angle à garder | Idée à tester ensuite |
|---|---|---|---|---|
| S1 | 5 | 1 | Mise en avant de la niche “skincare simple”. | Tester une proposition de mini‑série de 3 vidéos. |
| S2 | 7 | 2 | Accroche liée à une campagne récente. | Ajouter un exemple de format POV dans le pitch. |
| S3 | 4 | 0 | Messages trop génériques, à réécrire avec plus de contexte. | Citer un insight sur l’audience de la marque. |
L’idée n’est pas de transformer ta pratique en usine à chiffres, mais d’avoir un retour concret sur ce que tu testes. L’UGC est un terrain de jeu où les algorithmes changent, les formats tournent, les tendances passent. Ta meilleure stabilité, c’est cette capacité à apprendre par petites touches, à documenter ce que tu fais et ce que tu dis. Au fond, est-ce que ton prochain pitch pourrait être simplement le reflet sincère de la créatrice ou du créateur que tu es en train de devenir ?
Comment savoir si mon pitch UGC est trop long ou trop court ?
Si ton pitch ne tient pas en quelques phrases lisibles sur écran de smartphone, il est probablement trop long. L’objectif est de permettre à une personne pressée de comprendre en 5 secondes qui tu es, ce que tu fais et ce que tu proposes. Vise 3 à 6 lignes maximum, puis renvoie vers ton portfolio pour les détails. Si ton message ne contient ni niche, ni format, ni proposition concrète, il est plutôt trop court et manque d’informations utiles.
Que faire si les marques ne répondent pas à mes messages ?
L’absence de réponse est fréquente, surtout au début. Tu peux : 1) revoir ton ciblage (es-tu vraiment aligné avec la marque ?) ; 2) simplifier et clarifier ton message ; 3) tester un nouvel angle d’accroche ; 4) continuer à publier du contenu UGC sur tes propres réseaux pour renforcer ta crédibilité. Tu peux également relancer une fois, de manière courte et respectueuse, après une dizaine de jours.
Faut-il adapter son pitch à chaque marque ou garder un modèle fixe ?
Un squelette de pitch fixe aide à gagner du temps, mais il reste essentiel d’adapter au moins l’accroche et la proposition de contenus à chaque marque. Montrer que tu as regardé une campagne précise, un produit, ou que tu as compris leur positionnement fait une vraie différence. Le cœur de ton message (niche, ton, lien vers portfolio) peut rester similaire, mais le contexte doit être personnalisé.
Dois-je mentionner mes tarifs dans le premier pitch UGC ?
Ce n’est pas obligatoire. Tu peux d’abord valider l’intérêt de la marque pour une collaboration, puis parler tarifs une fois le besoin mieux cerné. Certains créateurs évoquent simplement le fait qu’ils travaillent sur la base de packs vidéos, ce qui donne un cadre sans détailler immédiatement chaque montant. L’essentiel est de rester clair et à l’aise lorsque la question arrive.
Comment intégrer mes premiers retours clients dans mon pitch UGC ?
Dès que tu as réalisé une mission, même modeste, tu peux ajouter une phrase simple dans ton pitch ou ton portfolio : par exemple, « vidéos utilisées en ads sur TikTok pour la marque X » ou « création de 4 témoignages vidéo pour une marque de compléments ». Si un client t’envoie un retour positif, tu peux en extraire une courte citation et l’inclure visuellement dans ton book. Ces éléments renforcent ta crédibilité sans besoin d’en faire trop.

