Les marques ont de plus en plus besoin de contenus crédibles, tournés au smartphone, capables de ressembler à la “vraie vie” plutôt qu’à une pub télé. C’est exactement là que les différents types de contenus UGC entrent en jeu : avis clients, vidéos face cam, tutos, stories, posts écrits… Chacun a sa logique, ses forces, et surtout son bon moment d’utilisation dans une stratégie. Quand on commence à créer pour des marques, la vraie question n’est pas “quel format marche le mieux ?”, mais plutôt “quel format sert quel objectif, à quel moment du parcours d’achat ?”. Entre un reel “avant/après” et une review longue d’1 minute 30, l’impact n’est pas le même, et ce n’est pas grave : il s’agit juste de les placer au bon endroit.
Sur le terrain, les demandes des entreprises sont parfois floues : “une vidéo UGC qui convertit”, “un test produit naturel”, “un UGC pour TikTok Ads”. Pour y voir clair, il faut décoder les grands types de contenus générés par les utilisateurs et les contenus UGC produits par des créateurs, puis les relier à des situations concrètes : lancement de produit, retargeting, preuve sociale, storytelling de marque, etc. L’objectif ici n’est pas de sortir une formule magique, mais de t’aider à reconnaître chaque format, à comprendre à quoi il sert, et à repérer dans quel contexte tu peux le proposer ou le tester. En te familiarisant avec ces formats, tu gagnes en confiance pour composer tes offres, construire ton portfolio et répondre plus précisément aux briefs des marques.
En bref :
- UGC témoignage : idéal pour rassurer et convertir, surtout en bas de tunnel (pages produits, retargeting, emails).
- UGC démonstration / tuto : parfait pour montrer l’usage réel d’un produit et réduire les questions pratiques.
- UGC storytelling / day-in-the-life : utile pour créer de l’attachement à la marque et nourrir le brand content.
- UGC court format pub (hooks + call to action) : pensé pour la performance en social ads, surtout sur TikTok/Meta.
- UGC écrit et visuel non vidéo : avis, photos in situ, Q&A, très puissants pour les fiches produits et le SEO.
- Quand utiliser quoi ? : découverte = formats rapides et punchy ; considération = démo détaillée ; décision = avis, preuves sociales.
- Point clé : aucun type de contenu UGC n’est universel ; la clé, c’est d’aligner format, objectif et plateforme.
Comprendre les grands types de contenus UGC avant de choisir le bon format
Avant de parler de “quand utiliser quoi”, il est utile de poser calmement ce qu’on met derrière le mot UGC. Dans la pratique, les marques mélangent souvent plusieurs réalités : l’UGC spontané des clients, le contenu créé par des créateurs UGC payés, et les avis ou questions-réponses laissés sur les plateformes. Tout ça forme un même écosystème, mais les logiques de création, de contrôle et d’utilisation ne sont pas les mêmes. Pour un créateur, comprendre ces nuances permet de proposer des formats adaptés, plutôt que des vidéos “génériques” qu’on essaie de caser partout.
On peut déjà distinguer trois grandes familles. D’abord, le UGC social : stories, posts TikTok, reels Instagram, vidéos courtes YouTube, parfois filmés sans script, avec un ton très personnel. Ensuite, le UGC fonctionnel : avis écrits, notes, photos in situ, Q&A sur les fiches produits, qui sont moins glamour mais essentiels pour rassurer au moment d’acheter. Enfin, le UGC publicitaire : contenus pensés dès le départ pour être utilisés en publicité (Meta Ads, TikTok Ads, YouTube), souvent tournés par des créateurs, avec une structure plus précise (hook, bénéfices, preuve, appel à l’action).
Pour visualiser ces différences, il est utile de les comparer rapidement :
| Type de contenu UGC | Objectif principal | Moment idéal | Niveau de script |
|---|---|---|---|
| UGC social spontané (stories, posts, TikTok organiques) | Visibilité, bouche-à -oreille, communauté | Découverte, notoriété | Très léger, souvent improvisé |
| Avis clients, photos in situ, Q&A | Preuve sociale, rassurance, SEO | Juste avant l’achat, comparaison | Non scripté, guidé par la plateforme |
| Vidéos UGC orientées ads (face cam, démo, avant/après) | Conversion, clics, ventes | Retargeting, bas de tunnel | Structure claire, scripté mais naturel |
Dans la réalité, les frontières se mélangent : une vidéo tuto tournée en mode UGC peut vivre en organique, puis être boostée en pub. Une story client peut être intégrée dans une newsletter ou une page de vente. Ce flou n’est pas un problème, au contraire. Le point important, c’est de savoir à quoi sert chaque format au moment où tu le crées. Cela évite de tourner une vidéo très émotionnelle quand la marque a surtout besoin d’un test produit concret pour sa page produit.
Pour t’aider à structurer cette vision, des ressources comme ce guide sur la stratégie de contenu UGC montrent comment les entreprises pensent leurs besoins : awareness, considération, conversion, fidélisation. Quand tu comprends leur chemin, tu peux positionner tes idées de formats au bon niveau. Ça clarifie aussi la manière de fixer un cadre avec les clients : type de vidéo, durée, axe principal, plateforme cible, réutilisations prévues. En fin de compte, la bonne question n’est pas “quel type de contenu UGC marche le mieux ?”, mais “quel format fait le meilleur job dans cette étape précise du parcours utilisateur ?”.

Les contenus UGC vidéo : témoignages, démos, POV et quand les utiliser vraiment
Les vidéos UGC sont partout : sur TikTok Ads, en reels sponsorisés, intégrées dans des fiches produits ou des séquences emails. Pourtant, derrière cette apparente uniformité, on trouve des formats très différents. Un témoignage face cam n’a pas le même rôle qu’un POV “day in the life” ou qu’un avant/après. Savoir les distinguer te permet de répondre clairement quand une marque te demande : “On veut une vidéo UGC pour notre nouvelle crème, tu proposes quoi ?”.
Premier format clé : le témoignage face caméra. C’est celui où l’on regarde l’objectif, en mode “je te parle comme à une amie”, pour raconter une expérience avec le produit. Ce type de vidéo fonctionne particulièrement bien en bas de tunnel : retargeting, séquence email après ajout au panier, page de vente. L’objectif est simple : rassurer, montrer que “des gens comme toi” ont testé, aimé, et intégré le produit dans leur quotidien. C’est souvent là qu’un mini script UGC bien construit fait la différence : hook court, problème concret, bénéfice, appel à l’action.
Deuxième format fréquent : la démonstration ou le tutoriel. Ici, l’axe n’est pas seulement ce que l’on ressent, mais comment ça marche concrètement. On montre la texture d’une crème, le rendu d’une appli, la façon de monter un meuble, avec des plans serrés et des gestes visibles. Ce type de vidéo est parfait pour les personnes qui hésitent encore, qui ont besoin de voir le produit “en vrai” avant de passer à l’achat. Il marche bien au milieu du parcours d’achat, en contenu organique, sur une fiche produit ou en publicité ciblée sur des audiences déjà intéressées.
Tu peux aussi jouer avec des formats plus narratifs : “day in the life”, séquences POV, vlogs courts. Ici, le produit est intégré dans une journée, une scène, une routine. L’intention n’est pas seulement de détailler des bénéfices, mais d’installer la marque dans un univers de vie : routine du matin, séance de sport, journée de télétravail. Ces vidéos servent particulièrement pour travailler le lien émotionnel, montrer l’usage dans un contexte réel et nourrir la perception globale de la marque. Elles sont efficaces en haut et milieu de tunnel, notamment sur TikTok, Instagram et YouTube Shorts.
Pour explorer les bonnes pratiques de ces formats, tu peux t’appuyer sur des conseils comme ceux présents dans ce guide pour réussir un test produit UGC. Tu y retrouves des repères très concrets : durée idéale, importance des plans de coupe, rôle de la lumière, gestion du son. Au fil des tests, tu verras que la magie ne vient pas du matériel, mais de la clarté du message et de la cohérence avec l’objectif. Une marque n’attend pas une “performance d’acteur”, mais un contenu qui parle simplement à sa cible.
Si tu veux t’entraîner, tu peux te fixer un exercice : pendant une semaine, choisir un même produit (par exemple une bouteille isotherme) et tourner chaque jour un format différent autour de lui. Un jour un témoignage face cam, un autre un tuto nettoyage, puis un jour un POV “journée au bureau”, ensuite un avant/après (glace qui ne fond pas, café qui reste chaud). À la fin, pose-toi la question : quel format serait le plus adapté pour une pub de retargeting ? Et pour un reel organique sur le compte de la marque ? Cette pratique te donnera des réflexes précieux au moment de répondre à un brief réel.
UGC écrit, visuel et social : avis clients, photos, Q&A et leurs meilleurs contextes
On pense souvent directement “vidéo” quand on parle d’UGC, mais une grosse partie de l’impact vient des contenus plus discrets : avis, notes, commentaires, photos in situ, questions/réponses. Pour une marque, ces formats sont indispensables pour nourrir la preuve sociale et le référencement naturel. Pour un créateur, comprendre comment ils sont utilisés aide à mieux cadrer les vidéos, mais aussi à valoriser les visuels ou textes produits en complément.
Les avis et notes clients sont la base. Étoiles, verbatims, remarques positives et négatives… tout ça influence directement la décision d’achat. Beaucoup de personnes lisent d’abord les avis “moyens” ou “mitigés” pour se faire une opinion nuancée. Quand une marque te demande une vidéo type “avis client”, elle essaie parfois de recréer ce réflexe, mais en format vidéo. Ça peut être utile de lui rappeler que cette vidéo sera encore plus forte si elle vient s’ajouter à un socle d’avis écrits déjà présents sur le site ou sur des plateformes comme Trustpilot.
Les photos in situ jouent un rôle complémentaire : montrer le produit dans la vraie vie. Une paire de chaussures dans un dressing, une gourde sur un bureau en open space, un mug sur une table de cuisine. Ces visuels paraissent simples, mais ils compensent parfois l’aspect trop “parfait” des photos de marque. Si tu crées du contenu pour des boutiques en ligne, proposer des mini-séries photo en plus des vidéos peut vraiment les aider à enrichir leurs fiches produits et leurs réseaux.
Les Q&A et les commentaires communautaires sont un autre type de contenu UGC souvent sous-estimé. Sur une fiche produit, une question sur la taille réelle, la compatibilité avec tel matériel, le délai de charge, apporte une réponse qui rassure les prochains visiteurs. Ce sont aussi des mines d’idées pour tes scripts : chaque objection fréquente peut devenir un angle vidéo. Par exemple, si beaucoup de gens demandent “est-ce que ça tient vraiment au chaud 12 heures ?”, tu peux proposer une vidéo test en conditions réelles centrée sur ce point précis.
Pour voir comment ces formats s’intègrent dans un ensemble cohérent, tu peux regarder les approches décrites dans ce contenu sur l’intégration de l’UGC en community management. Les avis, les commentaires et les posts clients n’y sont pas traités comme du “bonus”, mais comme des matériaux de base à mettre en avant, à repartager, à intégrer dans des carrousels ou des stories. En tant que créateur, tu peux d’ailleurs suggérer des idées de réutilisation dès le départ : par exemple, prévoir une version “quote” d’un avis à utiliser en story ou en bannière.
Un bon exercice pour progresser : parcourir les commentaires d’une marque sur Instagram, TikTok ou Amazon, et lister toutes les questions récurrentes. À partir de là , tu peux imaginer une petite série de formats UGC pour répondre à chacune : une vidéo courte “est-ce que ça convient aux peaux sensibles ?”, une photo avant/après sur un thème précis, un carrousel “5 questions sur notre produit”. Ce travail te permet de sortir de la logique “une vidéo = une demande vague” pour aller vers “une vidéo = une réponse claire à un vrai doute client”. Au final, ces contenus paraissent simples, mais ils connectent directement à ce que les gens se demandent vraiment.
Aligner types de contenus UGC et objectifs marketing : découverte, considération, conversion
Pour savoir quand utiliser quel type de contenu UGC, le plus simple est de repartir du parcours utilisateur. Une personne qui ne connaît pas une marque n’a pas les mêmes attentes qu’une autre qui a déjà ajouté un produit à son panier. Et pourtant, certaines entreprises diffusent le même format partout. Quand tu comprends les différentes étapes — découverte, considération, décision, fidélisation — tu peux placer chaque type de contenu UGC au moment où il est le plus utile.
En phase de découverte, l’objectif principal est d’attirer l’attention sans être lourdement commercial. Les formats les plus adaptés sont les vidéos courtes et dynamiques : POV, “day in the life”, petits sketchs, scènes du quotidien où le produit apparaît comme un élément naturel. Les hooks sont importants, mais le ton reste léger, orienté usage et univers de vie. Ici, le rôle de l’UGC est de donner envie de creuser, de faire cliquer sur le profil, de rendre la marque mémorable.
En phase de considération, la personne commence à comparer, à se poser des questions pratiques. C’est le moment idéal pour les tutos, démonstrations, tests produits, avant/après, réponses aux objections. Les formats UGC vidéo deviennent plus informatifs, tout en gardant une forme simple et “faite maison”. L’idée est de combiner crédibilité et clarté. À ce stade, l’UGC écrit (Q&A, avis détaillés) prend aussi beaucoup de valeur : on cherche des retours d’expérience et des détails que la fiche produit ne donne pas toujours.
En phase de décision, les formats les plus efficaces sont ceux qui concentrent la preuve sociale : témoignages face cam, carrousels d’avis, compilations avant/après, UGC photo sur la fiche produit. Ici, les marques aiment souvent utiliser tes vidéos en publicité ciblée sur des audiences chaudes (visiteurs du site, abandons de panier, personnes ayant interagi avec les contenus précédents). C’est aussi à ce moment que les scripts les plus directs, avec un appel à l’action clair, prennent tout leur sens.
Pour mieux comprendre comment ces choix se traduisent dans une vraie stratégie, tu peux jeter un œil aux repères donnés dans ce contenu sur la stratégie vidéo UGC par audience. On y voit comment adapter le ton, la longueur, le degré de détail selon le niveau de familiarité de la personne avec la marque. C’est une logique que tu peux garder en tête à chaque tournage : à qui parle cette vidéo, concrètement, et à quel moment de son chemin ?
Un moyen simple de t’entrainer : prendre une marque fictive (par exemple une start-up qui vend des snacks protéinés) et imaginer une mini “ligne éditoriale UGC” pour les trois étapes. Découverte : un POV “journée de travail” avec le snack comme solution anti-coup de mou. Considération : une démo comparative avec un autre snack, chiffres nutritionnels à l’appui. Décision : témoignage d’une personne qui explique comment elle a intégré ce snack dans sa routine sportive, avec un avant/après ressenti. Cet exercice t’aide à lier formats, angles et objectifs, plutôt que de penser chaque vidéo de manière isolée.
Choisir ses formats UGC selon les marques, les budgets et son propre style créatif
À force de voir passer des exemples sur TikTok et Instagram, on pourrait croire qu’un créateur UGC doit tout savoir faire : face cam, voix-off, POV, vlogs, UGC photo, montages très rythmés, stories scénarisées… Dans la pratique, chaque créateur a des zones de confort et des terrains de jeu préférés. L’enjeu n’est pas de tout faire, mais de savoir quels types de contenus UGC tu maîtrises le mieux, et à quels types de marques ou de budgets ils correspondent.
Certaines entreprises ont besoin de formats très courts, très pub, calibrés pour les ads avec un strict A/B testing derrière. D’autres recherchent des contenus plus doux, presque documentaires, qui nourrissent leur identité sur la durée. Si tu tournes en appartement calme avec une lumière sympa, tu peux facilement proposer des formats face cam, tests produits, démos. Si tu te sens plus à l’aise dehors, en mouvement, tu peux développer des POV, des scènes lifestyle, des vlogs courts. Les deux approches ont leur place, l’idée est de rester honnête sur ce que tu sais produire avec régularité.
La question du budget joue aussi dans le choix des formats. Certaines PME ne peuvent pas financer une série de 15 vidéos dès le départ. Elles vont prioriser quelques formats “couteaux suisses” : un bon témoignage, une démo claire, un avant/après solide. D’autres vont investir dans des campagnes plus structurées avec différents hooks, plusieurs créateurs ou plusieurs angles. Pour sentir ces logiques, le contenu sur les PME et l’investissement dans le contenu UGC permet de voir comment ces entreprises arbitrent leurs moyens. Plus tu comprends leurs contraintes, plus tu peux proposer des formats qui respectent à la fois leur budget et leurs objectifs.
Ta manière de te présenter joue un rôle central. Un portfolio qui montre clairement tes types de contenus est beaucoup plus lisible pour une marque que 20 vidéos mélangées sans explication. Des ressources comme ce guide pour présenter ses vidéos UGC dans un portfolio peuvent t’aider à organiser ton travail par format, objectif ou plateforme. Par exemple : une section “Témoignages face cam”, une “Tests produits & démos”, une “Storytelling & day in the life”, avec à chaque fois une phrase sur l’usage possible.
Pour t’entraîner à clarifier ton positionnement, tu peux faire un tri dans tes créations actuelles. Classe tes vidéos dans trois catégories : celles où tu es le plus à l’aise, celles qui te demandent beaucoup d’efforts, celles que tu n’as pas encore testées mais qui t’attirent. À partir de là , tu peux décider : quels formats proposer directement aux marques, et lesquels garder pour l’expérimentation perso ? Cette lucidité te permet de rester crédible, de ne pas promettre des choses que tu ne peux pas livrer dans de bonnes conditions, et d’avancer à ton rythme dans l’exploration de nouveaux formats.
Passer à la pratique : routines, mini-studio, expérimentation et amélioration continue
Connaître les différents types de contenus UGC, c’est une chose. Les produire régulièrement, avec des idées fraîches et un rendu propre, c’en est une autre. Dans le quotidien, la différence se fait rarement sur le talent brut, mais plutôt sur l’organisation : un mini-studio simple, des scripts courts, une routine de tournage et de montage. L’idée n’est pas de professionnaliser à l’extrême, mais de retirer un maximum de friction pour rester régulier.
Un espace dédié, même minuscule, change tout. Une table, un fond relativement neutre, une source de lumière stable (fenêtre ou anneau LED), un trépied basique pour le téléphone. Des idées concrètes et accessibles sont partagées dans ce guide pour créer un mini-studio UGC. Ce genre de setup te permet de tourner plusieurs formats à la suite sans devoir tout réinstaller. Tu peux, par exemple, filmer trois témoignages pour des marques différentes en une même session, puis passer à des plans de coupe ou des démos produits.
L’expérimentation reste centrale. Les premiers essais sont souvent un peu raides : voix hésitante, regards fuyants, phrases trop longues. C’est normal. Le but n’est pas de tout corriger en une fois, mais de progresser petit à petit : mieux articuler, caler un silence au bon moment, placer le produit à la bonne hauteur, tester un autre type de hook. Tu peux t’imposer de petites contraintes : tourner chaque semaine une vidéo orientée “test produit”, une autre orientée “storytelling”, sans enjeu commercial, juste pour t’entraîner.
Les briefs clients peuvent aussi devenir des terrains d’apprentissage. Une marque qui veut un contenu très précis t’oblige à affiner ton écoute, à ajuster ta manière de structurer les vidéos. Des ressources comme celles dédiées à la relation entre clients et créateurs UGC montrent comment clarifier les attentes, le nombre de versions, les usages prévus des vidéos. En comprenant où la marque veut diffuser ton contenu (ads, organique, email, fiche produit), tu peux ajuster le rythme, la longueur, le niveau de détail sans perdre ta patte.
Si tu veux aller plus loin dans la logique “tester, analyser, ajuster”, tu peux aussi regarder comment les marques réfléchissent en termes de budget et de performance, par exemple via des contenus sur le budget d’une campagne UGC. Sans tomber dans le jargon marketing, ça donne une idée de la manière dont tes vidéos s’insèrent dans un ensemble plus large : tests A/B, scénarios, variations de hooks. Cette vision t’aide à ne pas prendre les retours personnellement, mais à les voir comme des données pour affiner tes futurs contenus.
Au final, chaque type de contenu UGC devient un outil dans ta boîte : témoignage, test, démo, POV, avant/après, avis, photo in situ. La question à te poser régulièrement pourrait être : “Quel format je peux tester cette semaine pour répondre à un vrai doute ou à une vraie situation que rencontre une personne qui découvre une marque ?”. Cette simple habitude nourrit ta créativité, ton portfolio et ta compréhension des attentes réelles des entreprises.
| À retenir : |
|---|
| Idée reçue : « Tous les contenus UGC se valent, il suffit de faire une vidéo tendance. » |
| Réalité : chaque type de contenu UGC a son rôle (découverte, rassurance, conversion, fidélisation). |
| Clé : aligner format, objectif et plateforme plutôt que chercher le “meilleur” format universel. |
| Action : choisir un produit et tourner aujourd’hui deux formats différents (témoignage + démo) pour sentir concrètement la différence. |
Quels sont les types de contenus UGC les plus demandés par les marques ?
En ce moment, les formats les plus demandés sont les témoignages face cam orientés conversion, les démonstrations produits courtes (15 à 30 secondes), les avant/après et les vidéos style POV ou day in the life pour la découverte. Beaucoup de marques apprécient aussi les déclinaisons simples (version sans texte, version sous-titrée, version square ou vertical) pour adapter le même contenu à plusieurs plateformes. L’essentiel est que chaque vidéo ait un rôle clair dans le parcours d’achat.
Comment savoir quel type de contenu UGC proposer Ă une marque ?
Le plus simple est de commencer par poser des questions sur l’objectif : notoriété, trafic, conversion, réassurance, relance panier… Ensuite, tu peux suggérer 1 à 2 formats adaptés à chaque objectif : formats courts et punchy pour la découverte, démos et tests produits pour la considération, témoignages et avis mis en scène pour la décision. Si la marque ne sait pas encore, tu peux proposer un petit pack avec plusieurs types de contenus à tester, puis analyser ce qui fonctionne le mieux.
Faut-il forcément montrer son visage pour créer du contenu UGC efficace ?
Non, ce n’est pas obligatoire. De nombreux contenus UGC performants sont tournés en POV, en voix-off ou en simple démonstration mains + produit. L’important est que la vidéo reste claire, incarnée et crédible. Certaines marques, notamment dans le B2B ou des secteurs sensibles, préfèrent même des formats sans visage. L’essentiel est de choisir un style qui te ressemble et que tu peux reproduire dans la durée.
Comment organiser un mini-studio pour créer différents types de contenus UGC ?
Un mini-studio peut rester très simple : un coin lumineux près d’une fenêtre, un fond neutre ou une petite table, un trépied pour ton téléphone et éventuellement une lampe type ring light pour les jours gris. Tu peux prévoir deux zones : une pour les face cam (fond stable, assise confortable) et une pour les plans produits (table, accessoires, fonds colorés ou texturés). L’objectif n’est pas de tout rendre parfait, mais de pouvoir tourner plusieurs formats à la suite sans tout réinstaller à chaque fois.
Comment progresser quand on débute en création de contenus UGC ?
Le plus efficace est de pratiquer souvent sur de petits formats. Tu peux te fixer un défi simple : une vidéo par semaine autour d’un même produit, en variant les angles (témoignage, démo, POV, avant/après). Revois tes vidéos quelques jours plus tard, note ce qui sonne naturel et ce qui semble forcé. Tu peux aussi analyser des exemples de pubs UGC dans ta niche, en notant les hooks, la durée, le rythme. L’idée n’est pas de copier, mais de comprendre quelles mécaniques reviennent et comment tu peux les adapter à ton style.

